Fort Teremba : hier et aujourd’hui

220px-View_from_the_top_of_the_fort 1L’histoire du Fort Teremba ( Moindou )

Un ancien pénitencier. Le Fort est un ancien pénitencier de Nouvelle-Calédonie situé non loin de Moindou sur la côte ouest de la Grande Terre. Le camp prend le nom de Fort Teremba , par rapport à l’îlot Teremba qui se trouve au milieu de la baie d’Uarai . Il s’étend sur la baie d’Uaraï, au sommet d’un plateau qui domine la mer non loin des communes de La Foa , Farino et Moindou . Il a été construit à la demande du gouverneur Gaultier de la Richerie pour y mettre les prisonniers. Il envoie directement un contingent de vingt-cinq condamnés, surveillés par deux surveillants et trois gendarmes. Par la suite, des militaires s’installent pour surveiller la région face à d’éventuels risques de révoltes.

Les alentours se développent. Un petit village se crée autour du camp, on y trouve un bureau d’état civil, une bibliothèque, une église, un bureau de poste, un télégraphe. Mais aussi les locaux nécessaires pour les pénitenciers, c’est à dire : cellules, cuisines et loges des surveillants. Les autres constructions sont liées aux besoins des militaires : poudrerie, tour de guet et mur d’enceinte . En 1872, le gouverneur autorise l’installation de colons libres ; c’est de là que les premiers Alsaciens-Lorrains s’installent à Moindou en 1873.

Le déclin. Mais en 1885 l’ensemble des militaires quittent finalement le site Teremba. En 1898 le gouverneur Feillet, lui, arrête l’envoi des condamnés. A partir de 1890 l’établissement entre dans une phase de déclin. La direction de Teremba est transférée sur Fo Gacheu puis tout l’ensemble du Fort est abandonné en 1908  jusqu’à sa vente aux enchères en 1919 !

Lien vers le site du Fort Teremba : https://www.resa.nc/moindou/fort-de-teremba/tabid/2809/offreid/42230a4b-d0d8-47d4-aa32-83762292b4b2

Le Fort Teremba d’aujourd’hui

Le rôle clé d’une association. Après avoir longtemps été laissé à l’abandon, le Fort Téremba a finalement été réhabilité grâce à l’action de l’association Marguerite en 1984 qui décide de sauver ce haut lieu de l’histoire calédonienne. Elle obtient en 1989 son rachat par la commune de Moindou et son classement comme monument historique par la Province-sud. Aujourd’hui le site, s’étend sur 11 hectares. Il fait toujours l’objet d’un ambitieux programme de réhabilitation, porté par les collectivités .

Un foyer d’activités. Le fort est aujourd’hui un musée consacré à son histoire et à celle du peuplement de la Nouvelle-Calédonie depuis la colonisation. Cette activité muséale se concentre dans le bâtiment principal, reconstruit. Elle se projette aussi jusqu’aux cellules de prisonniers où se dresse un petit parcours avec projections sonorisées. La tour de guet et le mur d’enceinte ont également été restaurés. Aujourd’hui, au delà du musée, le fort est devenu un centre d’interprétation du patrimoine pénitentiaire et militaire. Il est également un lieu d’accueil pour les élèves des « classes patrimoine » qui découvrent, ici, une page importante du pays. Moi par exemple j’y ai été l’année dernière et nous avons visité la boulangerie, la poste, la prison, la tour de guet, la bibliothèque, les écuries, la guillotine, la poudrerie, les puits. J’ai bien aimé l’histoire du pénitencier et la boulangerie. Enfin 180 bénévoles font revivre, chaque année, cet ancien pénitencier au mois de novembre : les touristes ont droit à un spectacle « son et lumière » qui retrace des scènes de vie de l’époque. Ce spectacle attire plus de 5000 spectateurs.

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